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Engagement : L’interview de Jeanne Lyra

Pour cette semaine de l’engagement du mois de mars, CrushON souhaitait aborder un sujet important pour la team. CrushON est composé uniquement de talents ayant autour de 20 et 28 ans. Certain.e.s sont étudiant.e.s et vivent […]

 
Pour cette semaine de l’engagement du mois de mars, CrushON souhaitait aborder un sujet important pour l’équipe. CrushON est composé uniquement de talents ayant autour de 20 et 28 ans. Certain.e.s sont étudiant.e.s et vivent depuis plus d’un an cette réalité complexe dont ils/elles souhaitaient partager leur ressenti.
 
Ainsi, cette semaine, nous souhaitons offrir la parole à tout.e.s ces étudiant.e.s dont les difficultés, morales et/ou financières sont encore trop peu entendues.
 
Nous avons fait appel à Jeanne Lyra, jeune créatrice de contenus et étudiante afin qu’elle puisse nous partager son ressenti et de sa vision de la situation actuelle. 
 
Coucou Jeanne, qui es-tu et que fais-tu dans la vie ? 

Hello ! Je suis une jeune femme de 25 ans. J’ai repris des études récemment (un master) et je réalise des courts-métrages ainsi que du contenu pour les réseaux sociaux.

Comment appréhendes-tu tes études ?

J’ai eu la chance de faire un premier cycle à l’université à la sortie du bac et de profiter des évènements du BDE, des soirées à thème, des séjours au ski… toute cette vie universitaire essentielle à notre construction sociale. Je suis navrée pour les plus jeunes qui vivent, comme moi cette année, des cours derrière un écran et un isolement forcé. Je trouve cela beaucoup plus dur et demandant.

Comment pourrais-tu définir cette année en termes de vie étudiante / de moment de jeunesse ? 

Morose…

Quelles sont tes perspectives d’avenir vis-à-vis de la situation ? 

J’essaye de ne pas me projeter trop loin et de me fixer des objectifs concrets sur 2 semaines, 1 ou 3 mois. L’industrie du cinéma et de la culture a pris un très gros coup avec cette crise et je ne sais pas ce qu’il en sera dans quelques années. Mais personne ne peut nous empêcher d’écrire, de créer, et d’utiliser Internet pour partager.
Que penses-tu de l’utilisation du terme « la génération des sacrifiés » pour parler de la jeunesse ? 

De manière générale, je pense pas beaucoup de bien de notre gouvernement et de sa gestion de crise. Alors cette expression, c’est juste un détail supplémentaire dans mon agacement. Génération des battant.e.s, ça oui !

Quelles sont tes astuces pour vivre ta best life avec un mini budget ?

Pour la culture, profiter des tarifs gratuits ou préférentiels qu’offre le statut d’étudiant. Se renseigner et s’engager auprès d’associations pour se sentir utile, partager ses compétences et rencontrer de nouvelles personnes. Chiner en seconde main, dans les ressourceries ou les brocantes. Et surtout se satisfaire du simple : redécouvrir sa ville à pied, lire un livre emprunté à la bibliothèque au soleil sur un banc, écouter des podcasts dans un parc…

Quels aspects positifs t’ont apporter la période que l’on vit depuis maintenant presqu’un an ?

Je pense que j’ai mieux appris à gérer ma solitude et que je me suis prouvé que j’étais très forte comme nous tou.te.s à supporter tout cela.

As-tu pu constater de belles initiatives qui ont émergé ? 

J’ai adoré lors du premier confinement, ce qu’il s’est passé sur les réseaux sociaux : des cours de sport, de méditation, de massages gratuits, du partage de compétences et de témoignages. C’était bien, l’argent comptait plus trop, on était tous au même niveau.

Aurais-tu des tips pour vivre au mieux la situation et prendre un peu de hauteur ?

En parler et ne pas hésiter à demander de l’aide à sa famille, ses ami.e.s, des psychologues ou au moins écrire ce que l’on ressent dans un journal. Prendre conscience de la force de notre corps en faisant du sport, du yoga, du sexe, de la marche. Ne pas trop se projeter, prendre un jour après l’autre et faire chaque soir une liste de 5 gratitudes de la journée.

Un compte good vibes à suivre sur les réseaux sociaux ? 

Yugnat999 me fait mourir de rire, la machine infernale pour ses recommandations culturelles, keldechet pour son mood et ses mots.